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Les exportations d'animaux vivants depuis l'Europe

Des millions d'animaux sont transportés chaque année de l'Union Européenne vers l'Asie et l'Afrique. Ces transports peuvent durer des centaines d'heures, et parfois entraîner la mort des animaux avant d'atteindre leur destination finale.

Carte exportations UE

Chaque année, plus de trois millions d'animaux sont exportés de l'UE vers des pays hors de l'UE. Des centaines de milliers sont destinées à des pays d'Asie et d'Afrique. Notre enquête a découvert des animaux transportés de l'Europe vers la Turquie, l'Afrique du Nord, le Liban ou encore l'Irak.

CIWF a également reçu des rapports sur des animaux voyageant de l'Irlande jusqu'au Kazakhstan. Ces voyages très longs doivent cesser et être remplacés par le commerce de la viande congelée ou réfrigérée.

Lorsque des animaux européens sont exportés vers des pays tiers, ils ne bénéficient plus des protections juridiques de l'Europe. Cela peut signifier des logements sordides, des manipulations brutales, un abattage lent et douloureux.

De la Lettonie à l'Irak

Lors d'un incident, des enquêteurs furent les témoins d'un camion transportant des taureaux depuis la Lettonie, bloqué à la frontière turque durant six jours. Ce camion avait déjà parcouru 2600 km sur plus de 5 jours. Quand ils ont finalement été autorisé à entrer en Turquie, ils avaient encore 2000 km à parcourir pour rejoindre l'Irak !

Lobbying européen

CIWF s’efforce d’influencer les décideurs de l'UE. Beaucoup de députés sont en faveur de l'amélioration des conditions de transports pour les animaux et ont voté pour une limitation à 8 heures de la durée de transport des animaux destinés à l'abattage. Cependant, la décision d'introduire une nouvelle législation n'a pas encore été prise.

De plus, CIWF a déposé une plainte officielle auprès de certains États membres concernant leur échec à se conformer à la législation communautaire sur la protection des animaux pendant le transport.

Pression pour la révision de la réglementation

Le dernier rapport de la Commission Européenne sur la réglementation concernant le transport des animaux a été très décevant. Bien que la Commission Européenne reconnaisse que les règles de transport « ne sont pas en accord avec l'opinion scientifique actuelle », et que « les longs trajets sont susceptibles d'avoir des effets plus néfastes sur le bien-être des animaux que les courts », une nouvelle législation n’est pas envisagée. A la place, la Commission propose une meilleure mise en application de la réglementation par les États membres -ce qui, à ce jour, n'a eu qu'un impact limité.

CIWF continue donc à faire pression pour une réglementation plus stricte sur les transports en Europe. Des points cruciaux tels que la durée du trajet, les temps de repos et les densités de chargement des camions doivent être adressés dès que possible.

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