La loupe

Clonage des animaux sur l'agenda EU

News Section Icon Publié 21/05/2012

La Commission européenne relance une consultation publique sur l'utilisation de la viande et des produits laitiers provenant d'animaux clonés.

Le clonage des animaux est source de souffrance à la fois pour les animaux clonés et pour les mères porteuses. Les embryons clonés, s'ils arrivent à terme, ont tendance à être de grande taille, ce qui entraîne des naissances douloureuses avec un forte taux de césariennes. De nombreux clones meurent pendant la gestation ou à la naissance. Parmi ceux qui y survivent, une proportion importante meurt dans les premiers jours ou premières semaines de la vie, suite à des problèmes de santé : cœur, foie, insuffisance rénale, problèmes respiratoires et déficits immunitaires.

L'année dernière, les négociations au sujet de la législation européenne sur le clonage se sont soldées par un échec, après des semaines de débat. La Commission européenne et les ministres européens de l'Agriculture ont en effet refusé de consentir à la demande du Parlement européen d’interdire la vente de viande et de lait provenant d’animaux clonés et de leurs descendants.

Cette nouvelle consultation, ouverte jusqu'au 3 septembre 2012, propose cinq scénarios :

  1. Conserver le cadre juridique actuel (le règlement n° 258/97 relatif aux nouveaux aliments et aux nouveaux ingrédients alimentaires) ;
  2. Autoriser l’utilisation de la technique du clonage pour la production alimentaire ;Introduire un moratoire temporaire sur les denrées issues de clones dans l’UE et tracer les matériaux de reproduction issus de clones qui ont été importés ;
  3. Introduire un moratoire temporaire sur les denrées alimentaires issues de clones dans l’UE et imposer un étiquetage obligatoire pour les aliments issus des descendants ;
  4. Introduire un moratoire temporaire sur les aliments issus de clones et de leurs descendants.

Nous aimerions un sixième scénario : que le clonage animal soit purement et simplement interdit. L'interdiction temporaire proposée dans le scénario 5 ne va pas assez loin.

Peter Stevenson, Conseiller politique chez CIWF, a réagi à cette reprise des pourparlers :

La viande clonée et le lait peuvent ou ne peuvent pas être consommés sans danger - il est trop tôt pour le dire. Mais le problème ici, c’est qu’il s’agit d’un désastre en termes de bien-être animal pour les animaux concernés. De nombreux animaux clonés meurent dans les premiers stades de la vie d'insuffisance cardiaque, de difficultés respiratoires ou encore d’un système immunitaire défectueux. L'Autorité européenne de sécurité alimentaire a conclu que « la santé et le bien-être [des animaux clonés] étaient sévèrement altérés, souvent avec des conséquences graves, voire fatales ».

Nous estimons que :

  • La vente d'aliments provenant d’animaux clonés devrait être interdite ;
  • La vente de denrées alimentaires provenant de la progéniture d’animaux clonés devrait être interdite ;
  • Le clonage ne devrait jouer aucun rôle dans l'agriculture européenne. Cela signifie que l'Union européenne devrait interdire le clonage, l'utilisation d’animaux clonés et de leur descendance (et en interdire également l'importation), du sperme et des embryons d‘animaux clonés.


Nous ne sommes pas seuls à partager ce point de vue. Le rapport EuroBaromètre a révélé que :

  • 61% des citoyens européens déclarent que le clonage des animaux est moralement répréhensible ;
  • 83% exigent un étiquetage spécifique.

L’objectif de la Commission est de présenter une proposition législative, prévue pour 2013.

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