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Accords de Paris : qu’en est-il de notre alimentation ?

News Section Icon Publié 29/04/2016

Fin 2015, des accords audacieux ont été pris par les chefs d’états de pays des Nations Unies pour limiter l’augmentation des températures globales à moins de 2°C. Ces accords, réalisés à Paris lors de la COP21 sont même allés plus loin, puisqu’ils affirment que des efforts doivent être faits pour limiter l’augmentation de la température à 1.5°C.

Ces accords ont été officiellement signés le 22 avril, journée internationale de la Planète Terre. Chaque pays ayant signé devra mettre en place ses propres objectifs nationaux afin de réduire les émissions et d’être totalement transparent.

Un gros appétit

Dans les pays occidentaux, nous consommons bien trop de viande et de produits laitiers. Afin de subvenir à cette demande excessive, les animaux sont élevés dans des fermes usines où ils sont traités comme de la marchandise. L’élevage est responsable à lui seul de près de 15% des émissions de gaz à effet de serre – ce qui est plus que la totalité des voitures, des trains, des avions et des bateaux de cette planète. Il est alarmant de constater que l’élevage et l’alimentation ont été entièrement omis des discussions de la COP21 à Paris, et que les accords ne mentionnent nulle part la nécessité de réduire les émissions dans ce secteur.

Cette regrettable absence a été condamnée par des personnes influentes dans le domaine de l’alimentation et de l’élevage. A la fin de l’année dernière, 95 visionnaires et amis de CIWF – dont le Dr Jane Goodall, éthologue de renom, le professeur Peter Singer, ou encore Wendel Trio, directeur du Réseau Action Climat Europe – ont signé une lettre pour afficher leur consternation face à cette situation.

Des cibles inatteignables

Si nous continuons dans cette direction, notre façon de nous alimenter sera à elle-seule la cause de notre échec à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cela signifie que même si tous les autres secteurs qui contribuent au changement climatique réduisent leurs émissions à zéro, l’impact de l’élevage intensif ne nous permettra pas d’atteindre la cible de 2°C signée à la COP21.

Il est encourageant de voir que les problèmes liés au changement climatique soient enfin reconnus comme menace majeure pour le futur de notre planète. Néanmoins, les décideurs politiques doivent accepter qu’en ne mettant pas en place des objectifs de réduction de consommation de viande et de produits laitiers dans les pays occidentaux, les accords de Paris sont tout simplement inatteignables.