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Pas de subventions publiques pour la filière foie gras !

News Section Icon Publié 02/02/2017

Foie gras photograph copyright L214 2013

Une énième crise de la filière foie gras fait la une des journaux et impose de tuer près de 2 millions de volailles saines pour endiguer l’extension des foyers de grippe aviaire. Le gouvernement s’obstine à soutenir cette filière malgré le coût d’un tel choix et les souffrances imposées aux palmipèdes avec le gavage. Une situation inacceptable pour CIWF, qui a rédigé un communiqué de presse commun avec l’OABA, le Collectif plein air, la LFDA et Welfarm.

Subventions publiques pour la filière : un coût important supporté par les contribuables

En 2016, l’Etat a déjà dépensé 130 millions d’euros pour repeupler les élevages. A cela, il faut ajouter les millions issus d’aides départementales et régionales, ainsi que les frais liés à la mise à mort des animaux.

Des souffrances immenses pour les oiseaux

Au-delà de ce coût financier, cette politique conduit à cautionner le maintien d’un système particulièrement cruel pour les animaux. Une directive européenne affirme que « aucun animal ne doit être alimenté de telle sorte qu'il en résulte des souffrances ou des dommages inutiles » mais pourtant, près d’un million d’oiseaux meurent encore durant le processus de gavage chaque année. Et les cages de gavage, désormais collectives, les empêchent d’exprimer leurs comportements naturels. Les souffrances continuent et chaque année, plus de 19.000 tonnes de foie gras sont produites en France uniquement. Si d’un côté, le gouvernement souligne l’importance de la protection animale pour notre société, d’un autre côté, il soutient directement une filière qui, outre sa nature fortement polluante, déroge aux normes de protection animale.

L’élevage intensif, principale cause de contamination

La répétition de ces crises n’est pas due au hasard. Le système d’élevage intensif constitue le principal facteur de cause. En France, les enquêtes épidémiologiques concluent que la contamination est due à des facteurs humains, alors que la contamination par la faune sauvage est rarissime. Dans les élevages intensifs, des milliers d'oiseaux sont entassés dans des bâtiments. Cela provoque du stress, ce qui peut rendre les oiseaux plus vulnérables aux maladies. Un élevage avicole intensif fournit les conditions optimales de mutation virale et de transmission des maladies. De plus, les mesures de confinement qui concernent des millions de volailles mettent à mal les filières « plein air », plus respectueuses de l’environnement et du bien-être des animaux, que CIWF soutient.

Alors que de plus en plus de consommateurs se détournent du foie gras, il est temps que le gouvernement change de politique et respecte davantage les normes environnementales et de bien-être animal.