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Poulets : évitez les filets striés de blanc !

News Section Icon Publié 22/02/2017

Avez-vous déjà observé des stries blanches sur votre viande crue de poulet ? C’est le signe d’une viande de moins bonne qualité, plus grasse et moins riche en protéines. C’est aussi le signe d’un animal atteint de troubles musculaires, liés à sa croissance trop rapide.

Stries blanches sur les filets de poulet : plus de gras, moins de protéines

Le poulet est souvent privilégié à la viande rouge, car moins calorique, vu comme une protéine maigre et saine. Mais plusieurs études récentes ont mis en évidence une forte prévalence de « stries blanches » sur la viande de poulet - jusqu'à 96% des poulets échantillonnés dans l’une de ces études, entraînant jusqu'à 224% de matières grasses en plus !

Les souches utilisées, sélectionnées pour une croissance très rapide augmente la fréquence des troubles musculaires chez l’animal, associés à une viande contenant plus de graisse et moins de protéines.

Les poulets peuvent souffrir de douleurs chroniques pendant la plus grande partie de leur vie. Tout ça pour produire des aliments moins nutritifs. Ces souches de poulets à croissance rapide sont typiquement utilisés dans les élevages intensifs, tandis que des souches de poulets à croissance bien plus lente sont utilisées en élevage Label Rouge ou biologiques.

Dans cette vidéo, CIWF aux USA interroge des passants pour leur montrer des filets de poulets à stries blanches et leur partager ces chiffres et données. Les réactions sont frappantes :

En France, 80% des poulets sont élevés en intensifs

En 50 ans en France, la consommation de volailles par habitant a plus que doublé, passant de 12 kg/habitant en 1970 à plus de 25 kg aujourd'hui. La volaille est désormais la seconde viande la plus consommée en France, dépassant la viande bovine depuis 2012. Pour répondre à cette forte demande de viande blanche à bas prix, les poulets sont génétiquement sélectionnés pour grossir très rapidement, dans des élevages intensifs surpeuplés.

845 millions de poulets sont élevés chaque année en France, plus de 80% dans des élevages intensifs pour satisfaire une demande croissante de poulet à bas prix : densité d’élevage très élevée (17 à 22 poulets/m², soit moins d’une feuille A4 par poulet), bâtiments sombres et nus, pas d’accès à l’extérieur, croissance rapide et problèmes de santé (boiteries, problèmes respiratoires ou cardiovasculaires) sont le quotidien de ces millions d’oiseaux.

Une sélection génétique pour un poids d’abattage précoce, mais à quel prix ?

En élevage intensif, les poulets de chair sont abattus à moins de six semaines. Sélectionnés pour un rythme de croissance très élevé, ils atteignent leur poids d’abattage (entre 1,8 et 2 kg) entre 38 et 40 jours. C’est deux fois plus rapide qu’il y a 30 ans. Les poulets certifiés sont généralement abattus à 8 semaines et les poulets fermiers et biologiques à environ 12 semaines.

Il faut aujourd’hui trois fois moins de temps et de nourriture pour produire un poulet d’élevage intensif moderne qu’il en fallait en 1957.

Si vous mangez de la viande de poulet, choississez des produits isssus d'animaux élevés en plein air (fermier, Label rouge, bio).