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La caille, une vraie mère poule RSS Feed

News Icon 15/03/2015

L'influence des émotions de la mère sur le futur bébé est bien connue chez les humains, ainsi que pour de nombreux autres mammifères. Mais qu'en est-il chez les oiseaux, alors que le petit se développe en dehors du corps de la mère, dans un œuf ?

De façon assez surprenante, on retrouve le même phénomène. Récemment, une équipe rennaise a montré que le stress de la caille, lors de la couvaison, influence l'état émotionnel des cailleteaux. Une première pour ce type d'oiseau !

En effet, la caille fait partie du groupe des « nidifuges », c'est-à-dire, littéralement, que les petits « fuient le nid ». En fait, il s'agit d'animaux qui naissent déjà bien habiles et sont donc rapidement (en quelques jours) indépendants de la mère. A l'inverse, les petits nidicoles, comme les poussins de la poule, restent plus longtemps dans le nid : le rôle de la mère y est plus développé et plus long. Les scientifiques avaient déjà constaté l'influence du stress des mères nidicoles sur les réactions futures des oisillons mais jamais chez une espèce nidifuge.

Et décidément, les cailles nous apparaissent plus maternelles que leur nature nidifuge ne nous le laissait présumer. En effet, une autre étude démontre un comportement de protection des œufs tout à fait singulier. Il faut d'abord savoir que les cailles pondent des œufs différemment tachetés selon les individus. Lors de tests expérimentaux, les éthologues (scientifiques du comportement animal) ont observé qu'elles préfèrent pondre sur des substrats dont l'apparence est la plus proche de celle de leurs futurs œufs, et ceci pour mieux les camoufler !

Ces découvertes scientifiques chamboulent encore une fois nos idées préconçues : un oiseau dont les soins maternels semblent peu développés utilise en fait de nombreuses stratégies pour protéger ses petits mais aussi influe sur eux de manière plus complexe qu'on ne le pensait. Vous ne verrez plus jamais les œufs de caille de la même façon.