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Des animaux, pas des marchandises

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Chaque année, plus de trois millions d'animaux sont exportés de l'UE vers des pays hors de l'UE.

Ces transports peuvent parfois durer des centaines d'heures. Ils infligent de nombreuses souffrances aux animaux et entraînent parfois la mort. Bien souvent le bien-être animal est très peu pris en compte. La réglementation est insuffisante et souvent non respectée.

CIWF demande la fin des exportations d'animaux vivants hors de l'UE et la limitation des transports à 8 heures maximum.

Transport Bovin Regard 1

Le transport longue distance, source de souffrance

Des animaux entassés, parfois piétinés à mort par leurs congénères, déshydratés, épuisés, stressés, blessés, parfois malades… certains meurent durant les trajets.

  • La surpopulation - Les animaux sont entassés dans les camions ou bateaux. Beaucoup sont blessés ou piétinés à mort.
  • L'épuisement et la déshydratation - les animaux peuvent être en transit pendant des jours, souffrir de températures extrêmes, rester sans nourriture, eau ou repos suffisants. Certains en meurent.
  • La douleur et le stress - Les animaux sont des êtres sensibles, ils ressentent douleur et peur durant les transports.

La propagation des maladies

La propagation des maladies à travers le monde, comme la fièvre catarrhale, la fièvre aphteuse, la grippe aviaire et la peste porcine, peut être directement attribuable au transport des animaux vivants. Déplacer le bétail sur de longues distances vers des marchés et des abattoirs facilite la transmission des maladies infectieuses entre les animaux. Et comme les animaux sont transportés d'un pays à l’autre - avec peu de contrôles vétérinaires – les maladies peuvent se propager sur de grandes distances à une vitesse alarmante. L'épidémie de fièvre aphteuse de 2001 a démontré l'effet dévastateur que le transport peut avoir sur la diffusion de cette maladie.

Fin du voyage

Souvent la souffrance des animaux ne prend pas fin lorsque le voyage s'achève. Dans de nombreux pays, les animaux sont brutalement chargés et déchargés à l'aide d'aiguillons électriques et de bâtons. Les normes d'abattage varient également considérablement selon les pays. Certains animaux sont mal étourdis ou pas étourdis du tout avant l'abattage.

CIWF estime qu'aucun animal ne devrait être transporté plus de 8 heures.

Exportés, vers où?

Chaque année, plus de trois millions d'animaux sont exportés de l'UE vers des pays hors de l'UE. Des centaines de milliers sont destinées à des pays d'Asie et d'Afrique.  Ces transports peuvent parfois durer des centaines d'heures, et parfois entraîner la mort des animaux.

Carte exportations UE

Europe

Chaque année, près d’un milliard de volailles et 37 millions de bovins, porcs, moutons, chèvres, et équidés sont transportés à l’intérieur de l’Union européenne et vers les pays tiers, à des milliers de kilomètres, pour l’élevage ou l’abattage à l’arrivée.

La France

La France figure parmi les premiers exportateurs d’animaux vivants et est à l’origine de nombreux transports longue durée sur son territoire. Elle exporte ainsi chaque année plus d’un million de gros bovins, en majorité destinés à être engraissés. Il s’agit essentiellement d’animaux mâles de 8 à 12 mois (broutards) mais également d’animaux « finis » destinés à l’abattage. Elle exporte également plus de 500 000 ovins par an.

Les filières d’élevage françaises sont ainsi actuellement dépendantes des exportations, en particulier vers l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne mais également vers des destinations plus lointaines, hors de l’Union européenne (UE), notamment vers les pays d’Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Libye), le Moyen-Orient (Liban) et la Turquie. L’ouverture de nouveaux marchés vers l’export à destination d’Israël, de l’Egypte, de l’Iran et du Sénégal et la réouverture possible des échanges avec la Chine font pleinement supposer que l’export des animaux vivants continuera d’augmenter à court et moyen terme.

Australie

L'Australie exporte environ quatre millions de moutons vivants chaque année. Ils peuvent voyager jusqu'à 50 heures par route pour se rendre au port maritime. S’en suit un voyage de plusieurs semaines par la mer, puis un nouveau voyage en camion à l’arrivée. Environ 40.000 moutons meurent chaque année avant d’atteindre leur destination !

Canada & Etats-Unis

Le Canada transporte sur des milliers de kilomètres ses animaux de ferme, à l’intérieur du pays et aux Etats-Unis. Ils vivent des conditions exceptionnellement dures, accentuées par les changements de température -du froid glacial à la canicule. Les camions utilisés sont souvent sans chauffage ni climatisation.

Amérique du Sud

Chaque année, des milliers d'animaux sont exportés d'Amérique du Sud pour être engraissés pour la production de viande bovine en Asie et en Afrique. Ces voyages impliquent souvent des semaines de transport en mer pour ces animaux, qui seront ensuite abattus dans des conditions ne respectant pas les règles internationales de protection animale. Lorsque des problèmes surgissent, ils ont souvent des conséquences désastreuses.

Moyen-Orient

Le Moyen-Orient est l'un des plus grands importateurs mondiaux d'animaux vivants, avec des animaux en provenance de pays aussi éloignés que l'Europe de l'Est, l'Amérique du Sud et l'Australie. A l'arrivée, ces animaux sont souvent abattus dans des conditions ne respectant pas les règles internationales de protection animale.

De la Lettonie à l'Irak

Lors d'un incident, des enquêteurs furent les témoins d'un camion transportant des taureaux depuis la Lettonie, bloqué à la frontière turque durant six jours. Ce camion avait déjà parcouru 2600 km sur plus de 5 jours. Quand ils ont finalement été autorisé à entrer en Turquie, ils avaient encore 2000 km à parcourir pour rejoindre l'Irak !

CIWF a également reçu des rapports sur des animaux voyageant de l'Irlande jusqu'au Kazakhstan. Ces voyages très longs doivent cesser et être remplacés par le commerce de la viande congelée ou réfrigérée.

La réglementation

Au sein de l’UE, la durée maximale de transport est de 29 heures pour les bovins, ovins et caprins, de 24 heures pour les chevaux et pour les porcs et de 19 heures pour les animaux non sevrés. Au-delà de ces durées de transport, les animaux doivent être déchargés, alimentés, abreuvés et bénéficier d’un temps de repos de 24 heures avant de reprendre la route. Il n’existe aucune limitation de durée maximale de transport (repos inclus).

La Cour de justice de l’UE a statué dans son arrêt du 23 avril 2015 que la législation européenne concernant le bien-être animal durant le transport s’applique aux animaux même une fois qu’ils ont quitté l’Union européenne. Cela signifie que les autorités doivent s’assurer du respect du règlement jusqu’à la destination finale.

Les infractions

Les infractions à la réglementation en vigueur sont nombreuses, dénoncées depuis plusieurs années par les associations dont CIWF. Elles ne font pas l’objet de contrôles suffisants, et sont encore moins sanctionnées.

Les principales infractions constatées lors des enquêtes :

  • Dépassement des temps de transports maximum autorisés avant repos.
  • Transports d’animaux non aptes.
  • Dépassement des températures maximales autorisées.
  • Absence de dispositifs d’abreuvement adéquats.
  • Espace disponible en hauteur insuffisant.
  • Caractère irréaliste des carnets de routes et absence de sanctions.
  • Navires bétaillers mal conçus, mal entretenus et absence de contrôle vétérinaire à bord des navires.

Lobbying européen

CIWF s’efforce d’influencer les décideurs de l'UE. Beaucoup de députés sont en faveur de l'amélioration des conditions de transports pour les animaux et ont voté pour une limitation à 8 heures de la durée de transport des animaux destinés à l'abattage. Cependant, la décision d'introduire une nouvelle législation n'a pas encore été prise.

CIWF a déposé une plainte officielle auprès de certains États membres concernant leur échec à se conformer à la législation communautaire sur la protection des animaux pendant le transport.

Pression pour la révision de la réglementation

Bien que la Commission Européenne reconnaisse que les règles de transport « ne sont pas en accord avec l'opinion scientifique actuelle », et que « les longs trajets sont susceptibles d'avoir des effets plus néfastes sur le bien-être des animaux que les courts », une nouvelle législation n’est pas envisagée. A la place, la Commission propose une meilleure mise en application de la réglementation par les États membres -ce qui, à ce jour, n'a eu qu'un impact limité.

CIWF continue donc à faire pression pour une réglementation plus stricte sur les transports en Europe. Des points cruciaux tels que la durée du trajet, les temps de repos et les densités de chargement des camions doivent être adressés dès que possible.

Les avancées

Plusieurs pays européens ont fait évoluer leur législation afin d’améliorer la prise en compte du bien-être animal lors des transports :

  • L’Allemagne dispose d’une législation plus contraignante sur la densité des animaux dans les véhicules. Elle a également soumis à la Commission européenne un projet de loi visant à interdire le transport et l’abattage des femelles gestantes après les 2/3 de la gestation.
  • Les Pays-Bas et la Slovénie ont interdit les transports de veaux non sevrés au-delà de 8h en l’absence de système d’abreuvement adapté.
  • L’Irlande encadre plus strictement les conditions de transports maritimes des animaux qu’elle exporte.
  • La Suisse interdit les transports de plus de 6 heures.
  • La Suède fixe elle une limitation de la durée des transports à 8 heures.

Les dernières enquêtes

Agir avec nous

CIWF demande la fin de tous les transports d'animaux vivants sur de longues distances. Nous voulons que les animaux soient engraissés et abattus aussi près que possible de leur lieu de naissance et que le transport d'animaux destinés à l'abattage soit remplacé par l'exportation de viande.

S'attaquer au commerce mondial du transport d'animaux vivants est une tâche colossale. CIWF mène cette bataille sur plusieurs fronts :

  • Limiter la durée maximale de transport au sein de l'UE à 8 heures.
  • Interdire les exportations d'animaux vivants hors de l'UE
  • Veiller à ce que la législation et les normes internationales sur le bien-être des animaux durant le transport et l'abattage soient appliquées.

Nos rapports

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