Search icon

Des eurodéputés contre le gavage

News Section Icon Publié 17/10/2012

« Foie gras : ce que les consommateurs mangent et ce que les producteurs ne diront pas »

Ce mercredi 17 octobre, plusieurs députés européens de tous bords politiques sont intervenus contre le foie gras à l'occasion d'une conférence donnée au Parlement européen de Bruxelles aux côtés de CIWF et de quatre autres associations de protection animale : Four Paws International, Humane Society International, L214 et WSPA.

La mobilisation des eurodéputés et des associations survient en réponse à un événement promotionnel de la filière foie gras annoncé la même semaine au sein du Parlement européen. L'opération de défense du foie gras, en présence du ministre délégué à l'Agroalimentaire Guillaume Garot, survient dans un contexte de remise en question croissante du gavage en raison de la souffrance qu'il cause aux animaux.

Les eurodéputés Nadja Hirsch (Allemagne), Andrea Zanoni (Italie), Yves Cochet (France), Carl Schlyter (Suède), Sirpa Pietikäienen (Finlande), Kartika Liotard (Pays-Bas) et David Martin (Royaume-Uni) ont marqué leur désaccord avec le gavage des palmipèdes et appellent la Commission à légiférer pour l'interdire. Le député Dan Jørgensen (Danemark) s'est exprimé en tant que président de l'Intergroupe parlementaire sur le bien-être des animaux.

La députée européenne Nadja Hirsch a déclaré :

Le gavage est un sujet essentiel à aborder dans le cadre des discussions au sein de l'UE concernant le bien-être animal, car il se situe à l'extrême du spectre des pratiques. Quel niveau de souffrance pouvons-nous infliger à un animal pour le plaisir de manger ses organes ? C'est une question à laquelle nous devons nous attaquer au niveau de l'UE pour mettre fin au gavage dès que possible.

Les cinq associations de protection animale ont présenté une plainte conjointe contre la France et la Hongrie (1er et 3e producteurs mondiaux) pour non-respect de la réglementation européenne protégeant les canards en élevage. Une Directive établit en effet qu' « aucun animal n'est alimenté ou abreuvé de telle sorte qu'il en résulte des souffrances ou des dommages inutiles ». En outre, malgré leur interdiction depuis le 1er janvier 2011, les cages individuelles en batterie restent largement utilisées en France et en Hongrie.