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Abattoir du Liban : le ministre se rend sur place

News Section Icon Publié 25/10/2014

Suite à la remise de notre pétition, le Ministre de l’agriculture libanais s’est rendu à l’abattoir de la Quarantaine de Beyrouth et a lui-même dénoncé une « situation catastrophique ». Nous nous réjouissons que les autorités libanaises prennent la mesure du problème. Un nouveau pas encourageant qui montre que la mobilisation citoyenne est essentielle.

Un engagement suite à la remise de notre pétition

Lors de la remise de notre pétition qui avait recueilli plus de 136 000 signatures pour demander la fermeture de l’abattoir public de Beyrouth à la Quarantaine, le ministre de l’agriculture libanais, Monsieur Akram Chehayeb, s’était engagé à le visiter de lui-même.

Aujourd’hui c’est chose faite, puisqu’il s’est rendu ce mois-ci dans le quartier de la Quarantaine à Beyrouth et a visité les locaux de l’abattoir.

Des déclarations encourageantes

Sur place, il a qualité l’état dans le quel se trouve l’abattoir de situation « catastrophique », affirmant qu’il ne répond pas aux critères scientifiques, environnementaux et sanitaires des abattoirs dans le monde et dénonçant la cruauté avec laquelle sont tués les animaux, ainsi que les problèmes environnementaux et sanitaires. 

Depuis que nous avons découvert lors de notre enquête réalisée en octobre 2013, la situation de l’abattoir public de Beyrouth, nous n’avons cesse de faire pression sur les autorités libanaises et internationales pour qu’elles prennent les mesures nécessaires.

Cette enquête avait révélé de graves violations des recommandations de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) sur le bien-être des animaux lors de l'abattage et des souffrances inimaginables pour les bovins et les ovins abattus.

Nous demandons aux autorités libanaises de prendre des mesures immédiates et efficaces pour fermer l’abattoir public de Beyrouth jusqu'à ce qu'il soit rénové et que son personnel soit qualifié, pour respecter, au minimum, les recommandations établies par l'OIE.

En tant que partenaire économique important, la France est en mesure de faire avancer le dossier, auprès des autorités libanaises. Le ministre de l’agriculture français Stéphane Le Foll a reçu le 23 octobre à Paris son homologue libanais, et nous l’avons sollicité afin que ce dossier soit abordé.

S’il reste encore beaucoup de chemin, cette visite et ces déclarations sont encourageantes. Nous continuons à nous mobiliser pour que le ministre libanais passe aux actes, et que les autorités françaises et européennes soutiennent cette démarche.