Ils veulent renforcer le bien-être animal en Europe

12 janvier 2015

Ministres-agriculture-PaysBas-Allemagne-Danemark

Les Ministres de l’agriculture allemand, néerlandais et danois signent une déclaration sur le bien-être animal.

Cela pourrait ressembler à une simple déclaration d’intention comme tant d’autres, pourtant ce n’est pas le cas. En décembre dernier, les Ministres de l’agriculture allemand (Christian Schmidt), néerlandais (Sharon Dijksma) et danois (Dan Jørgensen) ont, ensemble, signé une déclaration conjointe sur le bien-être animal.

Il s’agit des Ministres de trois pays importants de l’Union Européenne, dont le secteur de l’élevage est très développé. L’Allemagne est le pays qui éleve le plus grand nombre de cochons en Europe – plus de 56 millions chaque année, et un très grand nombre d’autres espèces. Le Danemark et les Pays-Bas sont également d’importants producteurs.

Plus étonnant encore –et positif- , le contenu du document rejoint un certains nombre de demandes que les associations de protection animales, dont CIWF, portent depuis des années et continuent de le faire.

Ainsi, si nous examinons en détail la déclaration, elle appelle les autres Etats membres et la Commission européenne à :

  • Fixer une limite maximale de 8 heures pour le transport d’animaux vivants. La législation actuelle ne prévoit pas de limite de temps, ce premier objectif constitue donc un progrès remarquable. Rappelons qu'il y a deux ans, plus d’un million de citoyens européens ont signé la campagne «  8 hours » demandant de limiter la durée des transports d’animaux vivants. L’initiateur de cette campagne était Dan Jørgensen, à l’époque député européen depuis devenu Ministre de l’agriculture.
  • Supprimer progressivement les mutilations non thérapeutiques, telles que le débecquage des poules, la coupe des queues et la castration des porcs ; la déclaration appelle également à une meilleure application de la législation existante en matière de coupe des queues des cochons, qui reste inappliquée dans de nombreux pays, dont la France.
  • Considérer l'adoption de législations spécifiques pour la protection des animaux d’élevage qui ne font pas l’objet de législation particulière, telle que les dindes, les lapins ou les poulets de chair.
  • Utiliser la politique agricole commune (PAC) de l'Union européenne et les politiques environnementales pour renforcer le bien-être animal.
  • Promouvoir la protection et le bien-être des animaux dans le cadre des accords commerciaux et travailler à faire reconnaitre le fait que le bien-être animal n’est pas un obstacle au libre-échange dans le cadre des accords  de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce).

Cette déclaration d’intention (téléchargeable en anglais en suivant ce lien) est une étape importante dans le domaine du bien-être animal, et pourrait devenir un tournant dans la façon de traiter les animaux, en Europe et dans le monde. 


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