GES : l’élevage pire que les transports

09 février 2015

burger

Un nouveau rapport s’intéressant aux émissions de gaz à effet de serre publié en décembre dernier, a conclu que le secteur des transports causait moins d’émissions de gaz à effet de serre, sur le plan mondial, que le secteur de l’élevage.

Bien que ce ne soit pas une surprise pour ceux qui « connaissent bien » l’élevage industriel, on constate que c’est une toujours surprise pour le grand public.

Parallèlement au rapport de Chatham House, « Livestock – Climate Change’s Forgotten Sector » (« Bétail – un secteur oublié dans le changement climatique »), Ipsos Mori a mené une enquête dans le monde entier : plus des 2/3 des personnes considèrent que les transports sont le responsable majeur des émissions de gaz à effet de serre.

Les gaz à effet de serre issus de l’élevage représentent 14,5% des émissions totales de l’homme, plus que les émissions directes issues du secteur du transport

Rapport de la Chatham House, décembre 2014

Le consommateur doit prendre conscience des relations entre son mode d’alimentation et l’impact que cela représente sur l’environnement.

Pour le professeur Keith Richards, universitaire à Cambridge et l’un des chercheurs impliqués, « ce n’est pas un argument radicalement végétarien, c’est un argument pour consommer de la viande en juste proportion, dans le cadre d'une alimentation équilibrée et saine. »

Ce rapport était la première enquête mondiale et multilingue, s’intéressant particulièrement à la relation entre la consommation de viande et/ou de produits laitiers et le changement climatique.

Ce que vous pouvez faire

Lorsqu’il s’agit d’achats alimentaires, les consommateurs ne pensent généralement pas à l’impact environnemental. Il faut que cela change.

En consommant moins de viande et de produits laitiers, et issus d’animaux élevés dans de meilleures conditions, vous aurez alors un impact positif non seulement sur le bien-être animal et sur votre alimentation, mais également sur notre planète.

Philip Lymbery, directeur de CIWF International, le souligne à juste titre : « Je crois au pouvoir des consommateurs, et voici ce que nous pouvons tous faire : achetons des produits issus d’animaux élevés en plein air ou biologique), favorisons les producteurs locaux ou les détaillants en qui nous avons confiance, mangeons ce que nous achetons pour réduire nos déchets alimentaires, et évitons la surconsommation de viande. Nous pouvons remplir nos assiettes tout en préservant nos campagnes, notre santé et le bien-être des animaux. Chacun de nous a la possibilité de changer le monde trois fois par jour. »


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