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Pour les scientifiques, il est impératif de changer notre régime alimentaire

Une nouvelle étude, publiée par la fondation EAT dans le journal médical international The Lancet annonce qu'il est désormais impératif de changer notre régime alimentaire. Cette étude propose des recommandations pour nourrir la population mondiale grandissante tout en offrant des solutions aux impacts négatifs de l'agriculture intensive, et surtout de l'élevage intensif, sur le changement climatique, la destruction de la biodiversité, et la pollution des milieux aquatiques.

La commission EAT-Lancet

Une équipe internationale de plus de 30 scientifiques renommés a été réunie par la Commission EAT-Lancet. Des experts en agriculture, changement climatique et nutrition ont livré la première évaluation scientifique complète de ce qui constitue une alimentation équilibrée, issue d'un système agroalimentaire durable.

L'équipe a travaillé pendant deux ans pour parvenir à ces résultats, qui viennent d'être publiés dans la revue The Lancet et envoyés aux décideurs politiques de 40 villes à travers le monde.

Pour les scientifiques, ce régime alimentaire est une solution gagnante à tous points de vue, qui permettrait d'éviter les 11 millions de morts annuelles causées par une alimentation inappropriée, tout en évitant la dégradation irréversible des milieux naturels.

Une meilleure alimentation pour préserver la planète

Un régime bon pour la santé

Selon les chercheurs, ce "régime de santé planétaire" permettra d'éviter chaque année des millions de morts causées par des problèmes cardiovasculaires et par certains cancers. Ces maladies sont les principales causes de décès dans les pays développés.

Un régime bon pour la planète

L'élevage est responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre impliqués dans le réchauffement climatique. L'agriculture est aussi une source importante de pollution de l'air, et l'une des principales menaces pour les sources d'eau potable.

Si rien n'est fait, la production industrielle de viande et de produits laitiers surpassera l'industrie des énergies fossiles au rang de premier contributeur au changement climatique.

Manger moins, manger mieux

Notre système agroalimentaire doit changer radicalement si nous voulons continuer à nourrir une population en constante augmentation de manière durable et respectueuse du bien-être animal.

Nous devons réduire significativement notre consommation de produits d'origine animale, et nous assurer que les produits consommés proviennent de systèmes d'élevages plus respectueux du bien-être animal (comme les systèmes plein-air). Il est également essentiel de réduire drastiquement le gaspillage alimentaire.

Les coûts des viandes et produits laitiers issus d'élevages plus respectueux du bien-être animal sont plus élevés, mais en consommant ces produits moins fréquemment, le budget alimentation ne sera pas augmenté par ce changement d'habitude de consommation. Il est ainsi possible pour tous de soutenir des systèmes d'élevage durables pour les animaux, la santé humaine et la planète.

Le rapport EAT-Lancet recommande une ration journalière de 28g de viande. Il s'agit d'un changement important pour de nombreux consommateurs, et cette recommandation est inférieure à celle de l'OMS qui est de 90g/jour de viande rouge et de viande transformée. Pour comparaison, la consommation française moyenne est de 135g de viande par jour (CREDOC).

De nombreux consommateurs ont déjà décidé de réduire leur consommation de produits animaux, et en 2018, 35% des Français se déclaraient flexitariens. Le remplacement (partiel ou complet) des protéines animales par des protéines végétales est de plus en plus répandu.

Cependant le changement nécessaire ne peut dépendre uniquement d'initiatives individuelles, et les institutions ainsi que les entreprises de l'agroalimentaire doivent également adopter des stratégies plus durables.

CIWF se mobilise pour faire évoluer les lois et encourage les entreprises à mettre en place des approvisionnements plus respectueux du bien-être animal.

A nous aussi consommateurs de  diversifier les sources de protéines dans notre alimentation.