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LE PARLEMENT EUROPÉEN DEMANDE L'INTERDICTION DES EXPORTATIONS D'ANIMAUX VIVANTS VERS DES PAYS QUI NE RESPECTENT PAS LES NORMES DE L'UE

News Section Icon Publié 15/02/2019

Pour la Saint-Valentin, le Parlement européen a montré son amour des animaux en appelant, entre autres, à interdire les exportations d’animaux vivants vers les pays ne respectant pas les normes de protection européennes et à limiter les temps de transports des d'animaux vivants. C’est une belle victoire pour les animaux ! 

DES MESURES POUR REMEDIER A LA MAUVAISE APPLICATION DE LA REGLEMENTATION

Le Parlement européen a adopté le jeudi 14 février à Strasbourg un nouveau rapport sur la mise en œuvre de la loi sur la protection des animaux en cours de transport. Le rapport indique que les animaux vivants ne devraient pas être transportés vers des pays non membres de l'UE, où les lois assurant le bien-être des animaux transportés ne sont pas équivalentes à celles de l'UE, ou dans lesquels ces lois ne sont pas correctement appliquées.

Le rapport reconnait également le manque d'application efficace et harmonisée de la réglementation dans l'ensemble de l'UE et la nécessité de résoudre un certain nombre de problèmes urgents, notamment les surdensités de chargement, les temps de pauses non respectés, l’approvisionnement adéquat en nourriture et eau, le transport d’animaux inaptes…

Le rapport appelle entre autres également :

  • à limiter la durée de transports d’animaux vivants à 8 heures pour les animaux destinés à l’abattage ;
  • à limiter les transports des animaux non sevrés à 1h30 et 50 km maximum compte tenu de la difficulté d’assurer leur bien-être ;
  • à développer des stratégies pour remplacer le transport d’animaux vivants par celui de carcasses.

Le texte a été adopté par 411 voix, soit une très large majorité.

LA RÉALITÉ DES TRANSPORTS LONGUES DISTANCES

Plus de 2 Français sur 3 à sont opposés aux exportations d’animaux vivants hors de l’Union Européenne[i].  CIWF se réjouit que les eurodéputés aient compris la demande citoyenne et se soient mobilisés pour défendre ce rapport.

Chaque année, près d’un milliard de volailles et 37 millions de bovins, porcs, moutons, chèvres, et équidés sont transportés vivants à l’intérieur de l’Union européenne et vers les pays tiers, à des milliers de kilomètres, pour être abattus à l'arrivée ou engraissés.