Search icon

La Commission européenne sortante rejette notre plainte sur le transport d’animaux vivants deux jours après une catastrophe majeure

News Section Icon Publié 27/11/2019

Deux jours après le naufrage d’un navire où plus de 14 000 moutons ont péri, CIWF a reçu une réponse à la plainte adressée au mois d'août à la Commission européenne. Notre plainte concernait un navire irlandais, l'Express 1, pour ses transports d’animaux alors qu'il n'avait même pas de certificat d'agrément.

Un navire en violation à la legislation

Au moment où nous avons déposé notre plainte, le navire n’avait pas de certificat d’agrément valide, alors que l’article 7.2 du règlement n ° 1/2005 du Conseil l’impose. L'Express 1 a été utilisé sans certificat d’agrément et ce, sur au moins trois transports d’animaux, du 7 mars au 9 mai 2019.  En outre, les taux de mortalité moyens étaient beaucoup plus élevés que d'habitude. 23 animaux étant morts au cours de trois voyages. Les animaux à bord étaient transportés d'Irlande vers la Turquie.

En dépit de cette violation flagrante de la législation, la réponse que nous avons reçue  de la Commission européenne indique: «Les allégations telles que présentées dans votre plainte ne semblent pas indiquer une pratique généralisée, un problème de conformité de la législation nationale avec la législation européenne, ou un manquement systémique des autorités irlandaises à se conformer correctement aux dispositions de la législation de l'UE relatives à la mise en œuvre de la protection des animaux durant les transports. »

Une réponse insensée

Cette réponse est insensée et c’est d’autant plus choquant que cela arrive deux jours seulement après une des plus grave catastrophe de transport en mer jamais connue en Europe. Comment peut on accepter un transport sans agrément ? Cette complaisante amène à ces catastrophes. Pas de sanction donc pour ces transports pourtant hors la loi. Pas de sujet. Circulez, il n’y a rien à voir.  

Cela montre clairement que la Commission européenne sortante a manqué à son devoir de protection du bien-être des animaux ; qu’elle n’a pas assumé ses propres mots, ses promesses selon lesquels le bien-être des animaux était pour elle une "priorité". Le temps de la duplicité est terminé.

Que faire ? 

La nouvelle Commission fraichement élue doit répondre aux aspirations des citoyens européens et mettre un terme au commerce cruel et insensé que sont les transports d’animaux vivants sur de longues distances.

Signez pour demander aux nouveaux commissaires européens d’interdire les exportations d’animaux vivants hors de l’Union européenne.