Search icon

News Section Icon Publié 21/07/2020

Les Etats-généraux de l’alimentation, en 2017, nous avait laissés sur notre faim ! Note positive tout de même, avait été annoncée la mise en place d’une expérimentation sur l’étiquetage du mode d’élevage. L’idée ? Pour améliorer l’information au consommateur, et à l’image de ce qui existe déjà pour les œufs, et avant de lancer à grande échelle sur tous les produits d’origine animale, tester la faisabilité d’un tel étiquetage.
Et le CNA vient de rendre un avis positif 
qui recommande l’expérimentation de l’étiquetage du mode d’élevage en France, comme l’est actuellement l’étiquetage d’origine géographique, mais sur la base de plusieurs scénarii qui peuvent être complémentaires : informer sur le mode d’élevage pour les labels et l’étendre à tous les produits issus de l’élevage.

Plus d’un an de dialogue et concertations

Pour définir le cadre de cette expérimentation, un groupe de concertation a été créé en mars 2019, chargé de cette mission, incluant : des membres du Conseil national de l’alimentation (instance consultative indépendante, placée auprès des ministres chargés de l’environnement, de la consommation, de la santé et de l’agriculture. Il est consulté sur la définition de la politique publique de l’alimentation et rend des avis sur les questions qui s’y rapportent.), des membres de l’Ordre et des syndicats vétérinaires, des représentants des différentes filières pouvant être concernées par un étiquetage du mode d’élevage et des représentants des associations de protection de l’environnement et de protection animale, dont CIWF.

Un périmètre double pour cette expérimentation

L’avis recommande une expérimentation s’appuyant sur deux scénarios :

  • Un scénario 1, qui limite l’expérimentation aux produits qui sont déjà sous signes de qualité et de l’origine (type Label Rouge).
  • Un scénario 2 qui propose d’expérimenter l’étiquetage de tous les modes d’élevage existants, du conventionnel au plus extensif. 

Selon l’avis, le scénario 2 qui propose d’expérimenter un étiquetage de tous les produits carnés. Cette proposition «permettrait de travailler à une approche transversale et inter-filières de l'information sur le mode d'élevage et répondrait ainsi pleinement à la commande ».

Ces deux scénarios, bien que ne faisant pas l’unanimité, peuvent se rejoindre dans la cœur de la démarche. Il serait alors souhaitable que les ministères à l’origine de la saisine les mettent en œuvre de concert.

Donner une information réellement utile à tous les consommateurs

Bien sûr pour CIWF, il est essentiel, pour réellement avancer sur l’étiquetage du mode d’élevage, de faire une expérimentation avec un étiquetage de l’ensemble des produits d’une même catégorie, production conventionnelle standard incluse. CIWF regrette néanmoins que le transport et l’abattage aient été exclu de la saisine initiale. Si le gouvernement veut répondre pleinement à la demande des consommateurs d’avoir accès à une information claire sur le mode d’élevage de chaque produit carné qu’ils peuvent acheter, il nous parait nécessaire que l’expérimentation soit lancée pour les deux scénarios en même temps. Il faudrait ensuite que la France puisse porter ce projet d’expérimentation au niveau européen. 

Prochaines étapes ?

Les ministères de tutelle de cette concertation vont maintenant se saisir de ce travail pour prendre leur décision quant à la mise en œuvre de cette expérimentation. CIWF qui poursuit son combat pour l’étiquetage du mode d’élevage, suivra le dossier pour s’assurer que des suites soient données à cet avis dans les mois à venir. 

Globe

Vous utilisez un navigateur obsolète que nous ne prenons pas en charge. Veuillez mettre à jour votre navigateur pour améliorer votre expérience et votre sécurité.

Si vous avez d'autres questions à ce sujet ou pour toute autre question, veuillez nous contacter à l'adresse suivante: infofrance@ciwf.fr. Notre objectif est de répondre à toutes les questions dans un délai de deux jours ouvrables. Cependant, en raison du volume élevé de correspondance que nous recevons, cela peut parfois prendre un peu plus de temps. S'il vous plaît, supportez-nous si c'est le cas. Si votre demande est urgente, vous pouvez également nous contacter au 01 79 97 70 50  (lignes ouvertes du lundi au vendredi de 9h à 17h).