Search icon

Un plaidoyer contre le clonage

L'objectif du clonage des animaux de ferme est de produire des répliques des animaux ayant la plus grande valeur économique, par exemple les porcs qui engraissent le plus vite ou les vaches laitières les plus productives. Cependant, le processus de clonage lui-même provoque des souffrances et les animaux clonés sont enclins à développer de graves problèmes de santé - poussés à leurs limites physiques, ils sont condamnés à une vie de souffrance.

La campagne « Clonage = Cruauté » souligne les problèmes intrinsèques de bien-être animal concernant ces animaux sélectionnés génétiquement pour produire de la viande et des produits laitiers. La recherche montre également que de nombreux animaux de ferme clonés naissent avec des organes déformés.

Les animaux impliqués dans le processus de clonage souffrent

Chèvre Boer clonée
La première chèvre Boer clonée (Chine) meurt à côté de sa mère. ©Xinhua News Agency

Le clonage des animaux d'élevage peut entraîner de grandes souffrances. Un embryon cloné doit être implanté dans une mère porteuse. Les gestations des clones sont souvent difficiles et les embryons clonés ont tendance à être de grande taille, ce qui entraîne des naissances douloureuses avec un fort taux de césariennes. De nombreux clones meurent pendant la gestation ou à la naissance. Parmi ceux qui y survivent, une proportion importante meurt dans les premiers jours ou premières semaines de la vie, suite à des problèmes de santé : cœur, foie, insuffisance rénale, problèmes respiratoires et déficits immunitaires.

La situation en Europe

En 2008, le Parlement européen a voté pour une interdiction de la vente de viande et de lait provenant d’animaux clonés et de leur progéniture. Mais la menace du clonage des animaux pour la production alimentaire ne fut pas écartée pour autant car aucune loi claire n'interdit la vente de viande et de produits laitiers issus d'animaux clonés ou de leur progéniture dans l'UE.

Les discussions entre le Parlement, la Commission et le Conseil des ministres sur le règlement relatif aux nouveaux aliments (qui couvre la question du clonage) ont été rompues en mars 2011. Le Parlement voulait inclure une interdiction d'importer ou de vendre la progéniture issue des animaux clonés, ce qui était inacceptable pour la Commission et la majorité des ministres.

En décembre 2013, la Commission européenne proposait d'interdire l'utilisation du clonage pour la production alimentaire et de restreindre la commercialisation des aliments provenant d'animaux clonés.

En 2020, cette proposition a finalement été retirée, ainsi que la procédure d'approbation pour la mise sur le marché de denrées alimentaires issues de clones d'animaux, qui n'a pas dépassé la phase préparatoire du Parlement européen. Bien qu'il n'y ait aucune preuve que la viande dérivée de clones soit impropre à la consommation, ou présente des risques, l'Autorité européenne de sécurité des aliments a émis des indquiétudes du bien-être des animaux clonés. La Commission européenne, n'a pas répondu à une demande de commentaires suite à ce retrait.

Que fait CIWF ?

CIWF lutte contre le clonage des animaux pour la nourriture :

  • Nous avons produit un rapport indépendant sur les implications du clonage en matière de bien-être animal, dont le résumé est disponible ici.
  • Nous continuons de faire pression au niveau de l'UE pour influencer le débat entre le Conseil de l'UE, le Parlement et la Commission et mettre définitivement fin à la menace du clonage en Europe grâce à une législation claire et complète afin d'interdire son utilisation.
Globe

Vous utilisez un navigateur obsolète que nous ne prenons pas en charge. Veuillez mettre à jour votre navigateur pour améliorer votre expérience et votre sécurité.

Si vous avez d'autres questions à ce sujet ou pour toute autre question, veuillez nous contacter à l'adresse suivante: infofrance@ciwf.fr. Notre objectif est de répondre à toutes les questions dans un délai de deux jours ouvrables. Cependant, en raison du volume élevé de correspondance que nous recevons, cela peut parfois prendre un peu plus de temps. S'il vous plaît, supportez-nous si c'est le cas. Si votre demande est urgente, vous pouvez également nous contacter au 01 79 97 70 50  (lignes ouvertes du lundi au vendredi de 9h à 17h).