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Signer pour changer les méthodes d'abattage

Certains pays, tels le Royaume-Uni ou les Pays-Bas utilisent des méthodes d’abattage plus respectueuses des poissons. La France, qui abat chaque année plus de 50 000 tonnes de poissons issus d’élevage, doit suivre leur exemple et inscrire dans ses textes ces normes d’abattage pour toutes les espèces de poissons.

Interpellez dès maintenant le ministre de l’Agriculture et demandez-lui d’agir en ce sens.

Consommer mieux

À l’état sauvage, le nombre de poissons est en train de péricliter de façon catastrophique en raison de leur surpêche par l’être humain. D'après certaines estimations, 90 % des gros poissons pêchés en mer l’ont été de façon non durable. Si la pêche se maintient à ces niveaux actuels, sans laisser le temps à l’écosystème marin de se rétablir, nos océans deviendront quasiment des déserts d'ici à 2050[17]. Une fois que ces créatures et que leur habitat auront été perdus, il ne nous restera plus aucun moyen de les réintroduire. Nos enfants pourraient hériter d'un monde sans poissons.

Il n’y a pas l’ombre d'un doute à cela. Les calculs scientifiques nous le confirment. Le meilleur régime alimentaire est un régime composé de davantage de végétaux. Du point de vue de la santé humaine, de la viabilité environnementale et, bien entendu, du bien-être des animaux, chacun devrait consommer moins de viande et de poisson, et essayer de se nourrir de viande et de poissons  plus durables.

Il est possible d’obtenir tous les bienfaits nutritionnels du poisson en mangeant le bon type de végétaux (arachides, graines, avocats...). Certains poissons sont en fait mauvais pour la santé si on en mange trop souvent. Ainsi le thon contient de hauts niveaux de mercure qui peuvent causer des lésions cérébrales[18].

Pour le moment, il est quasiment impossible de trouver du poisson élevés das des systèmes respectueux de leur bien-être. Les labels existants, tels que MSC, ne tiennent pas compte du bien-être animal.  Sauf mention contraire explicite, il est raisonnable de supposer que le poisson dans le commerce a probablement souffert lors de son élevage, de sa capture ou de son abattage.

En cas d'achat de poisson d’élevage, il vaut mieux consommer des espèces qui se trouvent au bas de la chaîne alimentaire et qui ne consomment pas d’autres poissons. C’est un moyen d’éviter de contribuer au système où l’on donne des poissons sauvages à manger aux poissons d’élevage.

Nous encourageons aussi  les consommateurs à échanger avec les enseignes et les marques qu’ils consomment et à leur demander d’expliquer leur position au sujet du bien-être des poissons. En règle générale, il vaut toujours mieux acheter du poisson local provenant d’un petit revendeur.