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Plus d’1 million d’Européens disent non aux longs transports d’animaux vivants

News Section Icon Publié 20/06/2017

La Commission Européenne ne peut plus ignorer la voix de plus d‘1 million de citoyens européens demandant la fin des transports d’animaux vivants sur de longues distances.

La réglementation européenne actuelle sur les transports ne protège pas suffisamment les animaux. Elle est de plus souvent mal ou pas du tout appliquée et les sanctions sont quasiment inexistantes. En réaction, des eurodéputés, dont Pascal Durand, demandent une commission d’enquête au Parlement européen, pour faire la lumière sur les graves infractions dénoncées par CIWF et de nombreuses ONG depuis des années. Il est en effet grand temps que l’Union européenne écoute la voix de ses citoyens et interdise ce commerce cruel.

Plus d’1 million d’européens contre les transports longues distances

La campagne #StopTheTrucks (arrêtons les camions) issue d’une coalition d’associations européennes, dont CIWF, a recueilli le soutien écrasant de la société civile. En à peine un an, plus d’1 million de personnes ont signé la pétition demandant la fin des transports d’animaux vivants sur de longues distances.

Les normes européennes minimales encadrant les conditions de transport des animaux sont la plupart du temps ignorées et violées, alors même que la Cour de Justice de l’Union Européenne a rappelé dès 2015 que la législation européenne s’applique jusqu’au point de destination, même hors du territoire de l’UE.

Pourtant, malgré un soutien généralisé de la société civile (89% des Français sont favorables à la limitation à 8h des transports d’animaux*) et des preuves scientifiques démontrant la nécessité de modifier la loi régissant le transport des animaux vivants, la Commission européenne n’estime pas nécessaire de la modifier.

Des eurodéputés, dont Pascal Durand, demandent une Commission d’enquête

À la suite de cette campagne, six gouvernements de l'UE (l'Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède, l'Autriche et la Belgique) ont déjà demandé à la Commission européenne de réviser le règlement européen des transports.

Pour que toute la transparence soit faite au niveau européen et national sur les graves infractions en ce qui concerne les conditions de transport des animaux, plusieurs eurodéputés, dont le français Pascal Durand, ont demandé la création d’une Commission d’enquête.

Des conditions de transports en infraction totale avec la règlementation européenne

Chaque année, plus d’1 milliard de volailles et 37 millions de bovins vivants, de cochons, de moutons, de chèvres et d'équidés sont transportés vivants dans l'Union européenne et vers des pays tiers pour être abattus à l'arrivée ou engraissés avant l'abattage. Les animaux doivent souvent endurer des heures, des jours et parfois des semaines de route, parfois enchaîner avec de longs trajets en mer pour atteindre leur destination finale. Ils manquent trop souvent de soins, d’eau, de nourriture et sont entassés dans des camions par des températures extrêmes.

La  campagne #StopTheTrucks et les enquêtes des associations de la coalition ont permis de montrer les failles et lacunes de la législation actuelle, bien insuffisante et trop souvent inappliquée, qui laisse de nombreux animaux sans protection, trop souvent blessés, malades ou même laissés pour morts durant les transports.

CIWF demande la fin de tous les transports d'animaux vivants sur de longues distances et une limitation des transports à 8 heures (et 4 heures pour les volailles). Notre objectif est que les animaux soient élevés et abattus aussi près que possible de leur lieu de naissance et que le transport d'animaux hors UE soit remplacé par l'exportation de viande. Il est plus qu’urgent que la législation sur le bien-être des animaux durant le transport et l'abattage soit révisée et appliquée.

#StopTheTrucks
 
 
Contact presse : Claire Hincelin – claire.hincelin@ciwf.fr  / 01 79 97 70 53 - 06 26 07 55 43

*Sondage IFOP de février 2017 pour CIWF France

 

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