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Transports d’animaux vivants : 3ème Mobilisation mondiale La France ne se saisit toujours pas des problèmes

News Section Icon Publié 13/06/2018

Demain, jeudi 14 juin 2018, dans plus de 30 pays, des milliers de citoyens et ONG vont se rassembler pour la 3ème journée de mobilisation internationale contre les longs transports d’animaux vivants, unis autour d’un unique message « Stop aux longs transports d’animaux vivants ». Et la France est dans le viseur : le rapport d’audit de l’Union européenne publié en avril dernier sur les transports en France a relevé des graves lacunes dans les contrôles et des non conformités supérieures à la moyenne européenne, une situation que CIWF dénonce depuis plusieurs années. Qu’attend la France pour cesser ces transports cruels ?

 

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 ©Marion Wintergerst /CIWF France

3ème Journée mondiale de mobilisation contre les transports longues distances

Chaque année dans le monde, des MILLIONS D’ANIMAUX VIVANTS sont transportés sur des MILLIERS DE KILOMETRES, pour être abattus à l'arrivée ou engraissés avant l'abattage. Cette 3ème journée est l’occasion de se mobiliser dans le monde entier pour dire stop à ce commerce cruel. Initiée par CIWF en 2016, cette journée de mobilisation internationale rassemble citoyens,  associations, élus et personnalités pour porter un message fort : les animaux ne sont pas des marchandises comme les autres. France, Angleterre, Etats-Unis, Pologne, Italie, Espagne, Australie… dans plus de 30 pays, près de 130 manifestations, happenings et actions de sensibilisation sont prévus pour alerter à la fois le grand public et les politiques sur la nécessité de cesser les transports d’animaux vivants sur de longues distances.

A Paris, après différents arrêts dans des lieux phares de la capitale, CIWF France invitera les passants à  interpeller le Ministre de l’agriculture sur le sujet des transports longues distances, jeudi 14 juin de 14h30 à 17h30 Place Igor Stravinsky à Paris.

Logo Stop aux transports d'animaux vivants

Stéphane Travert, écoutez les citoyens français qui disent STOP aux longs transports d’animaux vivants !

Alors que plus de 2 Français sur 3 sont opposés aux exportations d’animaux vivants hors de l’Union Européenne[1]et que plus de 105 000 personnes ont déjà signé la pétition de CIWF demandant la fin des exportations d’animaux vivants sur de longues distances, elles sont encouragées par les filières et le gouvernement  français.

Pour Léopoldine Charbonneaux, directrice de CIWF France : « Impossible de rencontrer le Ministre de l'agriculture, qui reste sourd aux demandes des citoyens et des associations, alors que pendant ce temps-là, il négocie la réouverture des exportations vers la Turquie! En cette journée de mobilisation mondiale, et vu les manquements de la France en termes de transports longues distances, signalés par la commission européenne, nous nous mobilisons encore plus pour qu’il entende enfin la voix des citoyens. »

La France, une mauvaise élève de l’Union Européenne

Camions ou bateaux non adaptés, dépassement des durées et non-respect des obligations de déchargement, d’abreuvement et d’alimentation, transports d’animaux non aptes, dépassement des températures autorisées, etc… Depuis 5 ans CIWF France a dévoilé de nombreuses enquêtes sur les transports illustrant de nombreux problèmes. Les conclusions de ces enquêtes viennent d’être appuyées par le triste résultat du rapport d’audit de la Commission européenne publié le 4 avril dernier. Cet audit a évalué l’adéquation et l’efficacité des mesures en vigueur en France pour épargner aux animaux toute douleur, souffrance  ou blessure inutile lors du transport de longue durée par la route vers des pays tiers. Ses principales conclusions sont aussi les nôtres : des non-conformités (officiellement répertoriées) supérieures à la moyenne européenne et de graves lacunes dans les contrôles de la protection des animaux durant les transports vers l’export hors UE. La Commission européenne conclu que « les mesures en vigueur n’offrent pas de garanties satisfaisantes quant au déroulement sans heurts des exportations d’animaux vivants, ainsi qu’à la planification et au déroulement adéquats de ces voyages » et que « le système de surveillance actuel n’atteint pas ses objectifs » A ce jour, la réponse de la France est insuffisante, et l’opportunité du projet de loi agricole n’a pas été saisie pour améliorer la situation : tous les amendements visant à mieux encadrer les transports ont été systématiquement rejetés en première lecture à l’Assemblée nationale.

CIWF dénonce une règlementation systématiquement violée, des contrôles insuffisants et l’absence de sanctions. Le tout au détriment des animaux. Il est urgent de mettre fin aux exportations hors Union européenne.

#StopLiveTransport

La réalité des transports longues distances

Chaque année, près d’un milliard de volailles et 37 millions de bovins, porcs, moutons, chèvres, et équidés sont transportés vivants à l’intérieur de l’Union européenne et vers les pays tiers, à des milliers de kilomètres, pour être abattus à l'arrivée ou engraissés. La France à elle seule exporte chaque année plus d’un million de bovin et figure dans les premiers pays exportateurs d’animaux vers des pays tiers. CIWF dénonce année après année le calvaire des transports d’animaux par bateaux, des veaux non sevrés, des vaches gestantes, des exportations en zone de guerre… en savoir plus sur ciwf.fr/transports

Des animaux entassés, parfois piétinés à mort par leurs congénères ; déshydratés, épuisés, stressés, blessés, parfois malades… certains meurent durant les trajets.

Photos haute définition ou photos des évènements d’autres pays sur demande : claire.hincelin@ciwf.fr

 Contact presse

Claire Hincelin – claire.hincelin@ciwf.fr  / 01 79 97 70 53 - 06 26 07 55 43

 
[1] Sondage IFOP pour CIWF France réalisé par questionnaire auto-administré du 26 au 27 janvier 2017 sur un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus

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