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3 questions à Baptiste Sadoughi, traducteur bénévole pour CIWF France

News Section Icon Publié 18/03/2019

CIWF vous présente des membres de son équipe, salariés, bénévoles, partenaires... celles et ceux qui agissent à nos côtés pour des élevages plus durables et respectueux des animaux.

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Aujourd'hui, Baptiste Sadoughi, traducteur bénévole pour CIWF France a répondu à nos questions.

 

Quel est votre parcours ?

Vétérinaire de formation, je me spécialise dans la recherche en écologie comportementale et conservation des singes. Je commence à présent une thèse à l’Université de Göttingen en Allemagne, ce qui m’amène à partir très bientôt sur le terrain en Thaïlande pour y mener des recherches non-invasives sur des populations de macaques vivants en liberté dans leur milieu naturel !

Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser aux animaux ?

Je crois que je ne sais pas vraiment ! J’ai d’abord eu envie de comprendre les animaux, leur communication et leur relations sociales. Il m’a fallu du temps pour mettre un mot sur ce métier fantasmé : éthologue. A l’instar d’un ethnologue qui décrit les sociétés humaines, l’éthologue étudie et cherche à décrypter les sociétés animales. Aujourd’hui, j’étudie les animaux pour mieux comprendre notre histoire commune à tous, ces millions d’années qui ont façonnée notre biologie et notre psychologie de mammifère.

Les études vétérinaires ont élargi mes perspectives en intégrant la question des relations Homme-animal. Il me semble que nos interactions sont plurielles, et que l’élevage en fait partie. Il en découle la nécessité absolue de garantir le bien-être des vaches, cochons, poules, lapins, moutons et poissons que nous élevons pour nous nourrir. L’élevage doit prendre en compte la complexité et la singularité de chaque espèce animale, et ne pas les réduire à de simples outils de production. 

Qu’est-ce qui vous a amené à être bénévole pour CIWF France ?

J’ai pu me rendre ces dernières années dans de nombreux élevages français et découvrir le travail des agriculteurs. Dans le même temps, la pression associative, civile et politique en faveur du bien-être animale s’est renforcée, m’obligeant à interroger notre relation à l’animal en général et aux animaux de production (c'est-à-dire les des animaux de ferme) en particulier.

De nombreuses associations en faveur du bien-être animal ont un positionnement idéologique très tranché, utile au débat mais dans lequel je ne me reconnais pas. CIWF a la particularité de proposer des mesures concrètes pour l’amélioration du bien-être des animaux d’élevage. Les informations accessibles sur le site internet m’ont dans un premier temps permis d’orienter mes achats, de mieux comprendre certains labels et les défis actuels.

A présent, j’apporte ma contribution en réalisant la traduction de l’anglais au français de documents qui sont ensuite remis aux partenaires, à la presse, ou viennent enrichir le site internet. L’expérience est tellement enrichissante ! Les documents techniques sont d’une très grande qualité, et j’en apprends chaque jour un peu plus sur les alternatives bien-être qui existent déjà ou qui sont à l’essai.