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Rencontre avec le Ministre de l’Agriculture : des échanges peu prometteurs et recul sur les cages.

News Section Icon Publié 30/10/2019

CIWF rencontrait hier le Ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, avec d’autres ONG, en amont des annonces promises depuis des mois par le gouvernement sur le bien-être animal, après le fiasco de la loi EGAlim.

Si le Ministre nous a laissé exprimer nos attentes, il apparait qu’il ne souhaite pas inclure les ONG de bien-être animal comme parties prenantes à part entière, dans le travail qu’il affirme mener de son côté avec les filières d’élevage.

Alors que des mesures ambitieuses ont été annoncées par le Ministre, les pistes évoquées lors de ce rendez-vous conduisent au scepticisme. Le Ministre a confirmé l’objectif de l’arrêt du broyage des poussins males en juillet 2021, mais comment cet objectif sera atteint reste encore à prouver. Il ne faudrait pas que cette annonce ne soit qu’un écran de fumée.

Autre point de travail, l’évolution des pratiques dans la filière porcine. L’arrêt de la castration à vif et l’application de la règlementation sur la coupe des queues sont les deux points de travail. Là encore, nous n’avons pas eu d’information sur les moyens pour y arriver.

Sur les cages, la décision du Ministre a paru sans appel : le gouvernement recule devant la filière qui refuse d’abandonner ce mode de production. Le Ministre confirme le « discret décret » sur les bâtiments réaménagés en cage qui en restreint considérablement la portée – allant à l’encontre et de la volonté du législateur et de l’engagement du Président. Sans compter la voix des 1,6 million de citoyens européens – dont plus de 105 000 en France qui ont signé l’ICE contre les cages.

Il est encore temps d’agir pour interpeller le Président afin qu’il ne renie pas ses engagements.

En marge des « annonces », de nombreux autres points ont été évoqués avec le Ministre, comme la place du bien-être animal dans la future PAC ou l’étiquetage des modes de production, des leviers majeurs – et nous comptons continuer le dialogue pour que nos propositions soient entendues.