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Abattoirs : CIWF à l'Assemblée Nationale

News Section Icon Publié 13/05/2016

Agathe Gignoux, chargée d'affaires publiques pour CIWF France a été auditionnée mercredi 11 mai à l’Assemblée Nationale, aux côtés de la Fondation Brigitte Bardot, l’AFAAD et Welfarm dans le cadre de la commission d’enquête sur les conditions d'abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français. L’occasion de faire le point sur ce qu’il est urgent de mettre en place.

Vous pouvez revoir l'intégralité de la vidéo ici : http://bit.ly/1TRifTw (sur http://videos.assemblee-nationale.fr/ rubrique commission)

De l’importance de se pencher sur les abattoirs de boucherie ET de volailles

La France compte près de 700 abattoirs de volailles et est l’un des premiers producteurs de volailles en Europe. Plus de 900 millions de volailles sont abattues chaque année en France, contre environ 38 millions animaux de boucherie. Il est donc primordial que cette enquête se penche non seulement sur les 263 abattoirs d’animaux de boucherie (bovins, ovins, caprins, porcins et équins) mais aussi sur les abattoirs de volailles. 

Les priorités de CIWF pour les abattoirs français

  • Les contrôles de l’étourdissement et des signes de vie ou de conscience doivent être systématiques ;
  • les procédures d’inspection de l’ensemble des modes opératoires normalisés et des registres des abattoirs doivent être renforcés en urgence ;
  • les sanctions administratives et pénales doivent être renforcées et de leur application concrète afin qu’elles soient suffisamment dissuasives ;
  • des systèmes de vidéosurveillance continue du poste d’abattage doivent être obligatoires, avec la mise en place d’un contrôle indépendant ;
  • l’étourdissement des volailles par méthode gazeuse doit être développée. C’est aujourd’hui la seule qui permette de garantir le moins de souffrance des animaux. L’étourdissement par électronarcose par bain d’eau des volailles, généralisé en France, est inefficace. En abattage rituel, les paramètres utilisés ne garantissent pas un étourdissement suffisant, et ne font qu’immobiliser ou paralyser les volailles « ne faisant qu’entrainer une douleur supplémentaires » (OAV)
  • des méthodes alternatives non aversises pour l'étourdissement des porcs doivent être développées. Le gaz CO2 utilisé en forte concentration pour l’étourdissement des cochons conduit à une sensation de brûlure puis de noyade et peut causer une douleur aiguë pendant environ 15 à 30 secondes avant que les cochons ne perdent conscience.

La vidéo surveillance est aujourd’hui en place au Royaume Uni dans 53% des abattoirs de viande rouge et dans 71% des abattoirs de viande blanches ainsi que dans de nombreux abattoirs des Pays Bas. Elle est obligatoire en Israël et en Inde dans l’Etat de Uttar Pradesh (200 millions habitants). En France, elle aété  mise en place à titre expérimental dans un abattoir du Nord (projet VidéOdit).