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News Section Icon Publié 26/03/2020

Lundi 23 mars, 42 députés européens ont interpellé la Commission européenne et le Conseil des ministres de l’Agriculture, sur la question des transports d’animaux vivants, alors que la crise du COVID-19 frappe durement l’Europe.

Les députés, ont exprimé leur inquiétude face à l'augmentation des risques pour le bien-être animal et la santé publique liés aux transports, et ont ainsi demandé :

  • La suspension de toutes les exportations terrestres et maritimes d'animaux d’élevage vivants vers des pays tiers.
  • La suspension de tout transport d'animaux d’élevage vivants lors de voyages de plus de 8 heures entre les États membres.
  • D’assurer une communication rapide entre les vétérinaires en chef et les points de contact lors des passages de frontières.

Parmi les signataires, 16 eurodéputés français de tous bords politiques, qui ont ainsi rejoint les associations de protection animale qui avaient interpellées les autorités européennes et le ministre français Didier Guillaume, sur ce sujet la semaine dernière, après les files d’attentes et blocages à certaines frontières.

Lors du Conseil des ministres de l’Agriculture qui s’est tenu hier par visioconférence, Didier Guillaume a soutenu « qu'il était primordial d'assurer le bon fonctionnement du marché intérieur, sans entrave et en facilitant la circulation aux frontières des denrées périssables et des animaux vivants. », ne semblant pas tenir compte des problématiques spécifiques engendrées par le transport d’animaux vivants sur de longues durées.

Une position insatisfaisante alors que nous lui demandions des mesures exceptionnelles pour limiter au strict nécessaire les transports d’animaux durant cette période, en s’assurant de la bonne application de la réglementation européenne. Nous demandons en particulier de suspendre les transports de plus de 8h et les exportations hors Union européenne.

Le confinement qui s’étend en Europe laisse à craindre que les conditions de transports d’animaux vivants, en particulier sur de longues durées, restent bel et bien catastrophiques.